Chacune des allées permet de découvrir un savant assemblage de différentes plantes de l’hémisphère sud. (© Franck Boucourt).
L’art populaire cotentinais comprend une vaste typologie de céramiques traditionnelles. En juin prochain, le musée Quesnel-Morinière à Coutances inaugurera la nouvelle salle dédiée à la collection du docteur Stéphen Chauvet. Ce dernier a été le premier auteur à réaliser une étude scientifique de la céramique normande et à comprendre l’intérêt technique et esthétique de ces pièces.
Des céramiques qui s’inscrivent dans le temps
Jusqu’à l’adoption récente du plastique, la terre cuite a été omniprésente dans le quotidien des Occidentaux. De fait, une production céramique existait déjà dans la Manche dès la préhistoire. Dans sa Normandie Ancestrale, Stéphen Chauvet écrivait : « Ce qui caractérise la poterie normande, c’est sa rusticité, sa rudesse, son aspect sobre et sévère, sa robustesse, et son traditionalisme. » Effectivement, la céramique normande, et notamment celle du Cotentin, se distingue des poteries plus méridionales par l’absence de décors bariolés et de formes parfois fantaisistes. Elle s’inscrit dans le temps, avec des modèles qui ont peu évolué à travers les siècles.
Elle est d’abord utilitaire et souvent exempte de décors, même si parfois, quelques motifs à la molette viennent adoucir la rudesse de la terre cuite. Cela dit, les différents ba...
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