Rose de deuil. (© Christiane Dorléans)
![]() Dans un petit jardin. (© Christiane Dorléans) |
Dans les jardins les plus somptueux de Normandie, ou dans les modestes bordures des petits jardins ruraux, les roses fleurissent pour leur beauté et leur parfum, mais aussi pour soigner, célébrer les fêtes… et bien d’autres usages.
Au milieu du XIXx siècle, le jardin de l'Évêché de Lisieux est entièrement planté de roses prestigieuses. Plus de 300 variétés y sont réparties selon un ordre qui a soigneusement été noté par Arthème Pannier, membre de la Société d'Émulation, document conservé à la société historique de Lisieux. Beaucoup de ces roses sont des obtentions des célèbres rosiéristes caennais : Pierre Oger et Gustave Thierry. Les autres sont connues aujourd'hui encore des collectionneurs et des amateurs.
Mais ce ne sont pas ces roses aux noms prestigieux comme « Île de Bourbon », « Prince Albert », « Olivier de Serres », ou « Gloire de Dijon » qui connaîtront les destinées les plus durables en Normandie. Les histoires les plus attachantes se rencontrent souvent dans les jardins modestes, où parfois n'est cultivé qu'un simple rosier.
Des roses pour soigner
De l'usage officinal de la rose au Moyen Âge subsiste, en certains jardins, la rose « De Provins ». Bien des grands-mères fabriquent toujours une eau de rose utilisée dans les cas d'affections des yeux. L'application directe sur la paupière pouvait même suffire à les guérir.
À la naissance d'une fille, un peu partout en Normandie, il était d'usage d'enterrer le cordon ombilical au pied d'un rosier dans le jardin pour que l'enfant ait une belle voix. Ailleurs, certains l'enterraient de la même fa...
Il vous reste 92 % de cet article à lire.
PRATIQUE
|
NOUS SUIVRE![]() ![]() ![]() ![]() PRATIQUE
|