Un U-Boot allemand fait surface après avoir torpillé un navire allié. Illustration du peintre de marine allemand Willy Stower, en 1915. (© coll. Stéphane William Gondoin - DR).
Durant la Première Guerre mondiale, le territoire normand reste globalement à l’écart des hostilités. Les combats terrestres se déroulent au loin, dans les plaines de Picardie, sur les crêtes de l’Artois ou de l’est du pays. Avec ses 640 kilomètres de littoral, ses nombreux ports et sa longue tradition maritime, notre région est cependant directement impactée pour tout ce qui touche aux opérations navales.
Le tocsin résonnant dans les campagnes et les affiches de mobilisation générale que l’on colle partout à compter du 1er août 1914, sont pour des millions de Français le signal du départ. Chacun espère alors une guerre courte et bien sûr victorieuse. On connaît la suite : après quatre années d’un effroyable carnage général, on déplorera la perte de 1,4 million de soldats français (environ 3 % de la population métropolitaine totale), parmi lesquels au moins 83 000 Normands (environ 4 % de la population totale). Sans même parler de tous ceux qui reviendront chez eux anéantis, physique...
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